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28/02/2015

Photos caméos

Dans un film, l'apparition fugace, d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité déjà célèbre, s'appelle un caméo.
On a tous en tête les caméos d'Hitchcock qui sont la signature du cinéaste.
C'est dans son troisième film, The Lodger (1926), qu'Alfred fit pour la première fois deux passages comme figurant. Ces brèves apparitions devinrent vite un jeu: il en glissa une dans chacun de ses films à partir de Rebecca (1940) - souvent dès les premières minutes, pour éviter que ses fans ne perdent de vue l'intrigue en le guettant.
Au total 37 caméos, tous remarquables pour leur virtuosité, leur poésie insolite ou leur humour noir.
J'aime le lien qu'Hitchcock a établi entre La maison du Dr.Edwards (il porte un étui à violon), Le procès Paradine (il porte un étui à violoncelle), L'inconnu du Nord-Express (il porte un étui à contrebasse), et Sueurs froides (il porte un étui de cor d'harmonie). 
La petite musique du maître...

Si Hitchcock est dans ses films... à plusieurs moments de mes tournages, mes metteurs en scènes sont dans mes photos.
J'appelle ces photos mes "Photos caméos". 

Voici mes préférées.
 
Jérôme Bonnell sur "Le temps de l'aventure" avec Emmanuelle Devos.


Riad Sattouf sur "Les beaux gosses" avec Vincent Lacoste

Andrzej Zulawski sur "La note bleue" avec Pavel Slaby

Pierre Beuchot sur "Aventure de Catherine C." avec Fanny Ardant et Hanna Schygulla.
Emir Kusturica sur publicité "Le sucre"

"Le palanquin des larmes" de Jacques Dorfmann (4ème en haut en partant de la droite). Photo de groupe.


07/07/2013

Gros comme une maison / Big as a house

Film évoqué dans ce message:
Le palanquin des larmes de Jacques Dorfmann
关于影片“花轿泪”
 
Je suis heureuse de l'ensemble de mes photos argentiques et Polaroïds pris sur le film "Le palanquin des larmes". Les montages photos de ces documents se révèlent souvent beaux, insolites, poétiques et éminemment dépaysants.
Je m'intéresse plus particulièrement aujourd'hui au décor "Première maison famille de Wei hi", mes documents autour de ce décor étant nombreux. Les prises de vues intérieures et extérieures montrent de manière assez exhaustive ce décor construit tout exprès pour le tournage, et elles sont d'autant plus intéressantes que le contexte est celui de la Chine de la fin des années 80. L'ensemble de la documentation constitue une collection très variée de points de vue, qui me permet ici de montrer joliment et précisément ce décor et son évolution.
La maison est construite au milieu d'une rue populaire faite de maisons basses, elle porte en elle tous les ferments du décor de cinéma: Une construction dans un endroit précis qui répond aux besoins d'une histoire, aux désirs d'un metteur en scène. De la fenêtre de cette maison une petite fille guette le retour de son père. L'intérieur évolue avec le temps, avec la famille qui s'agrandit.
Toute une histoire.
Petite visite guidée... 
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Big as a house

I'm pleased to see all my pictures, argentic and Polaroids, taken on the movie "The palanquin of tears". The photomontages are often interesting, unusual, poetic and scenic. 
I'm particularly interested today in "Wei hi's first house". My pictures taken on the set are numerous. Indoors and outdoors pics show in sufficient details, the set built expressly for the shooting, and they are even more interesting, that the context is China in the late 80s. The whole documentation is an inspiring collection of views, which allows me to show nicely and precisely the set and its evolution. 
The house is built in the middle of a street of low popular houses. This building meets the needs of a story, the wishes of a director. From the window of the house, a little girl is waiting for her father's return. The interior is changing over time, as family grow. 
A whole story. 
Small tour ...

Maison : vue de dos

Au centre, au fond, façade maison

Point de vue depuis le 1er étage de la maison

Façade maison

Façade maison

Costume du conducteur rickshaw pris devant la maison

Raccord table intérieur maison avec en arrière plan Chen Jie et Henry Kyi

Détails intérieur maison
Détails intérieur maison
Intérieur 1er étage. Henry Kyi (Ching Son enfant) et Chen Jie (Chow Ching lie enfant)
Détails 1er étage. Chen Jie (Chow Ching Lie enfant) dans le lit, Elisabeth Sung (Tsong Hai), et Wen Jiang (Wei Hi) à droite
Chen Jie (Chow Ching Lie enfant) à la fenêtre attend le retour de son père
Détails 1er étage. Henry Kyi (Ching Son enfant) dans le lit.
Détails 1er étage autre période
Henry Kyi (Ching Son enfant) sur le décor

03/09/2012

Une école à Shanghaï / A school in Shanghaï 上海一所学校

关于影片“花轿泪”

Both french and english versions in this post.

A l'heure de la récréation, toutes les cours d'école du monde résonnent des cris d'enfants qui jouent. Après toutes ces années, le souvenir de la petite école du film "Le Palanquin des larmes" de Jacques Dorfmann, demeure intact dans ma mémoire.
Une grande partie de l'action du film se déroule dans les années 40, et c'est sur des décors d'un Shanghaï de 1986 qu'elle est tournée majoritairement. C'est précisément à cette époque que des quartiers entiers sont démolis pour laisser place à la construction de buildings qui vont progressivement former le paysage de la toute récente exposition universelle. À la fin des années 80, il y a tout autour de ces terrains vagues, poussiéreux ou boueux suivant le temps, des hommes, des femmes et des bébés occupés à vivre dans des baraques de plain-pied, et qui semblent attendre leur avis d'expulsion avec fatalisme.
L'école de notre film est érigée sur un de ces terrains vagues. Elle est construite en dur, et dans l'histoire, les occupants japonais la démolissent.
Aujourd'hui, le tournage du Palanquin en plein Shanghaï serait inimaginable.
En regardant les photos, je pense que certains chinois doivent avoir la nostalgie de cet urbanisme à taille très humaine, bien loin des gratte-ciels actuels.
J'ai la nostalgie de cette Chine en mutation, d'un Shanghaï qui n'existe plus.
J'ai fait une sélection des photos de ce décor, parmi lesquels des photos en noir et blanc faites par celui qui deviendra mon mari, venu me rendre visite sur le tournage, et quelques montages Polaroïds.

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A school in Shanghaï

All the world children's playgrounds resound with happy shouts. After all these years, I know the recollection of Jacques Dorfmann's "The Palanquin of Tears" small school, is still close to my heart.
Much of the film's action takes place in the 1940s, and in a Shanghaï of 1986 was mostly filmed. It is precisely at that time entire neighborhoods are demolished, making way for buildings that will gradually form the new city landscape of the 2012 Universal Expo. In the late 1980s, there are all around the dusty or muddy vacant lands, depending on the weather, men, women and babies in one floor booths waiting fatalistically for the inevitable expropriation to occur.
On one of these wastelands, a school is erected, and is to be destroyed by the Japanese occupiers of our film. 
Today, the shooting of the Palanquin in Shanghaï would be unimaginable. 
Looking at the pictures, I think some Chinese men and women must feel nostalgic for these not overly large properties, far from today gigantic buildings. 
I miss this changing Shanghaï that no longer exists. 
I made a selection of black and white photos taken ​​by my boyfriend who came to visit me at that time, and some Polaroïds snaps.
 
Les enfants de l'école entre deux plans

Extérieur école


Henry Kyi ( Ching son enfant)


Wen Jiang (Wei Hi) au milieu des enfants.

07/05/2012

Pourquoi m'as-tu occis?

Il y a enfin du soleil sur la France... mais ces temps-ci, je me sens très abattue, pour ne pas dire complètement crevée.
J'ai liquidé le boulot urgent que j'avais en retard et je me suis écroulée dans mon canapé pour revoir "Tu ne tueras point". J'ai enchaîné avec "Meurtre à crédit".
Dans la soirée, mes soucis n'ayant pas disparu, je me mets à espérer que le beau temps ne tue pas la lecture de mon blog. Je jette un coup d'oeil vers le ciel. Mais quoi? Le tonnerre? Un nuage qui crève? Il fait une chaleur étouffante, mais je claque des dents en écoutant la pluie tomber.
Des étagères, je descends des photos pour tuer le temps. Il y a pas mal de zigouillés, d'exécutés, de suicidés dans les clichés de mes films, mais je n'ai pas envie de supprimer ces images. Les couleurs de mes Polaroïds ne sont même pas éteintes et certaines photos sont carrément mortelles.
Sortir? Aller au cinéma, au risque de me faire écraser? Non, je vais rester là, manger un gâteau au chocolat, une tuerie! Et puis, ils passent "Le facteur sonne toujours deux fois". Jack et Jessica vont crever l'écran.
Je ne sais plus qui a dit ça... Je crois bien que c'est moi: on ne meurt qu'une fois.
Avant d'éteindre votre ordinateur...


"Le palanquin des larmes" de Jacques Dorfmann
"Saxo" de Ariel Zeitoun. Richard Brooks (Joe)
"A captive in the land" de John berry
"A captive in the land" de John berry
"Louis Charles, mon amour" de Régis Wargnier. Wojciech Pszoniak (Pr Zimmersheim) un couteau dans le dos.
"Louis Charles, mon amour" de Régis Wargnier. Yves Lambrecht (Oscar)
"Opération cyanure" de A.M. Blanc
"le démon de midi" de A.M. Blanc
"Olivier, Olivier" de Agnieszka Holland. Frédéric Quiring (Marcel)
"Histoire d'ombres" de D. Granier-Deferre. Thierry Fortineau (Gonthard)
"Légitime défense" de John Berry
"Légitime défense" de John Berry
"Légitime défense" de J.Berry. Clovis Cornillac
"Légitime défense" de J.Berry. Clovis Cornillac
"Les beaux gosses" de Riad Sattouf. Fred Neidhardt (Prof de bio 1)
"La dame de trèfle" de Jérôme Bonnell. Marc Barbé (Loïc Barbot)
"Suivez mon regard" de Jean Curtelin.  J.Claude Brialy (Freddy Langlois, l'imprésario)
"La dame de trèfle" de Jérôme Bonnell. Florence Loiret Caille (Argine) et Marc Barbé (Loïc Barbot)
"A captive in the land" de John Berry
"A captive in the land" de John Berry