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07/07/2013

Gros comme une maison / Big as a house

Film évoqué dans ce message:
Le palanquin des larmes de Jacques Dorfmann
关于影片“花轿泪”
 
Je suis heureuse de l'ensemble de mes photos argentiques et Polaroïds pris sur le film "Le palanquin des larmes". Les montages photos de ces documents se révèlent souvent beaux, insolites, poétiques et éminemment dépaysants.
Je m'intéresse plus particulièrement aujourd'hui au décor "Première maison famille de Wei hi", mes documents autour de ce décor étant nombreux. Les prises de vues intérieures et extérieures montrent de manière assez exhaustive ce décor construit tout exprès pour le tournage, et elles sont d'autant plus intéressantes que le contexte est celui de la Chine de la fin des années 80. L'ensemble de la documentation constitue une collection très variée de points de vue, qui me permet ici de montrer joliment et précisément ce décor et son évolution.
La maison est construite au milieu d'une rue populaire faite de maisons basses, elle porte en elle tous les ferments du décor de cinéma: Une construction dans un endroit précis qui répond aux besoins d'une histoire, aux désirs d'un metteur en scène. De la fenêtre de cette maison une petite fille guette le retour de son père. L'intérieur évolue avec le temps, avec la famille qui s'agrandit.
Toute une histoire.
Petite visite guidée... 
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Big as a house

I'm pleased to see all my pictures, argentic and Polaroids, taken on the movie "The palanquin of tears". The photomontages are often interesting, unusual, poetic and scenic. 
I'm particularly interested today in "Wei hi's first house". My pictures taken on the set are numerous. Indoors and outdoors pics show in sufficient details, the set built expressly for the shooting, and they are even more interesting, that the context is China in the late 80s. The whole documentation is an inspiring collection of views, which allows me to show nicely and precisely the set and its evolution. 
The house is built in the middle of a street of low popular houses. This building meets the needs of a story, the wishes of a director. From the window of the house, a little girl is waiting for her father's return. The interior is changing over time, as family grow. 
A whole story. 
Small tour ...

Maison : vue de dos

Au centre, au fond, façade maison

Point de vue depuis le 1er étage de la maison

Façade maison

Façade maison

Costume du conducteur rickshaw pris devant la maison

Raccord table intérieur maison avec en arrière plan Chen Jie et Henry Kyi

Détails intérieur maison
Détails intérieur maison
Intérieur 1er étage. Henry Kyi (Ching Son enfant) et Chen Jie (Chow Ching lie enfant)
Détails 1er étage. Chen Jie (Chow Ching Lie enfant) dans le lit, Elisabeth Sung (Tsong Hai), et Wen Jiang (Wei Hi) à droite
Chen Jie (Chow Ching Lie enfant) à la fenêtre attend le retour de son père
Détails 1er étage. Henry Kyi (Ching Son enfant) dans le lit.
Détails 1er étage autre période
Henry Kyi (Ching Son enfant) sur le décor

03/09/2012

Une école à Shanghaï / A school in Shanghaï 上海一所学校

关于影片“花轿泪”

Both french and english versions in this post.

A l'heure de la récréation, toutes les cours d'école du monde résonnent des cris d'enfants qui jouent. Après toutes ces années, le souvenir de la petite école du film "Le Palanquin des larmes" de Jacques Dorfmann, demeure intact dans ma mémoire.
Une grande partie de l'action du film se déroule dans les années 40, et c'est sur des décors d'un Shanghaï de 1986 qu'elle est tournée majoritairement. C'est précisément à cette époque que des quartiers entiers sont démolis pour laisser place à la construction de buildings qui vont progressivement former le paysage de la toute récente exposition universelle. À la fin des années 80, il y a tout autour de ces terrains vagues, poussiéreux ou boueux suivant le temps, des hommes, des femmes et des bébés occupés à vivre dans des baraques de plain-pied, et qui semblent attendre leur avis d'expulsion avec fatalisme.
L'école de notre film est érigée sur un de ces terrains vagues. Elle est construite en dur, et dans l'histoire, les occupants japonais la démolissent.
Aujourd'hui, le tournage du Palanquin en plein Shanghaï serait inimaginable.
En regardant les photos, je pense que certains chinois doivent avoir la nostalgie de cet urbanisme à taille très humaine, bien loin des gratte-ciels actuels.
J'ai la nostalgie de cette Chine en mutation, d'un Shanghaï qui n'existe plus.
J'ai fait une sélection des photos de ce décor, parmi lesquels des photos en noir et blanc faites par celui qui deviendra mon mari, venu me rendre visite sur le tournage, et quelques montages Polaroïds.

***

A school in Shanghaï

All the world children's playgrounds resound with happy shouts. After all these years, I know the recollection of Jacques Dorfmann's "The Palanquin of Tears" small school, is still close to my heart.
Much of the film's action takes place in the 1940s, and in a Shanghaï of 1986 was mostly filmed. It is precisely at that time entire neighborhoods are demolished, making way for buildings that will gradually form the new city landscape of the 2012 Universal Expo. In the late 1980s, there are all around the dusty or muddy vacant lands, depending on the weather, men, women and babies in one floor booths waiting fatalistically for the inevitable expropriation to occur.
On one of these wastelands, a school is erected, and is to be destroyed by the Japanese occupiers of our film. 
Today, the shooting of the Palanquin in Shanghaï would be unimaginable. 
Looking at the pictures, I think some Chinese men and women must feel nostalgic for these not overly large properties, far from today gigantic buildings. 
I miss this changing Shanghaï that no longer exists. 
I made a selection of black and white photos taken ​​by my boyfriend who came to visit me at that time, and some Polaroïds snaps.
 
Les enfants de l'école entre deux plans

Extérieur école


Henry Kyi ( Ching son enfant)


Wen Jiang (Wei Hi) au milieu des enfants.

20/02/2012

... À se décrocher la mâchoire.

Films évoqués dans ce message: 
La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski (Prix d'interprétation pour Irène Jacob Cannes 1991),
Les beaux gosses de Riad Sattouf
Le palanquin des larmes de Jacques Dorfmann
影片“花轿泪”

J'ai tendance à classer mes clichés par thème, pour montrer, d'un film à l'autre, des aspects différents de mon travail. Dans cette entreprise, je regarde mes clichés dans leur ensemble.
C'est un travail de longue haleine qui porte ses fruits peu à peu.
Ainsi, de la même manière que les faisceaux des projecteurs proviennent de divers points, et convergent vers le même sujet pour l'éclairer, mes photos proviennent de divers films et me conduisent à un même thème.
Il faut qu'il se passe un évènement, aussi anodin soit-il, pour attirer mon attention.
Vous l'aurez compris en lisant le titre de mon message, il est ici question de bâillement.
"Cette ouverture involontaire de la bouche par un mouvement de large inspiration, accompagné d'une contraction spasmodique des muscles du gosier"(Le petit Robert).
Au moment de ces manifestations totalement inattendues, il m'arrive d'appuyer sur le bouton de mon appareil...

Un montage de deux polaroïds pris sur le tournage "Le palanquin des larmes" de Jacques Dorfmann. Ici, Henry Kyi (Ching Son, enfant) et Chen Jie (Chow Ching Lie, enfant). Regardez bien Henry...
Un Polaroïd du comédien Wen Jiang qui interprète Wei Hi dans "Le palanquin des larmes". Bâillement entre deux prises.
Derrière lui par la fenêtre, une vue sur le Bund de Shanghai, quartier historique de la ville. On reconnait le toit pointu du Peace Hotel.



"La double vie de Véronique" (Véronique) de Krzysztof Kieslowski. Irène Jacob baille sur le décor de l'appartement du professeur. Merveilleuse Irène! Je reviendrai dans un autre message sur cette séquence qui n'est pas montée dans le film.



"Les beaux gosses" de Riad Sattouf. Quoi de plus normal que de bailler quand on va au collège en plein mois d'août, même si c'est pour tourner un film. Ici Emma Gregory les mains dans les poches, Noémie Billy studieuse, et Florence Dottel derrière sa frange.